
Rufus est mort, vive Alexa for Shopping
Amazon a mis à jour son assistant d’achat Rufus, et en profite même pour l’enterrer, au profit de son assistant IA du quotidien Alexa. Avec Alexa for Shopping lancé aux États-Unis, Amazon entend définir une nouvelle norme à l’ère du e-commerce assisté par intelligence artificielle.

Avec Alexa for Shopping, les clients peuvent « poser des questions directement dans la barre de recherche principale d’Amazon, créer des guides d’achat personnalisés pour les achats importants, obtenir des informations sur les catégories et les produits dans les résultats de recherche et sur les pages produits, générer des comparaisons de produits dynamiques, consulter jusqu’à un an d’historique des prix et automatiser la recherche de bonnes affaires, la constitution de paniers et les achats courants ».
Les nouvelles fonctionnalités d’Alexa for Shopping
En posant des questions directement dans la barre de recherche, par exemple, « quel est le meilleur shampooing pour cheveux frisés? », l’assistant vous proposera quelques produits qu’il juge les plus pertinents. Raison de plus, et même cruciale, d’optimiser ses fiches produits pour une bonne lecture par l’IA !
Il est également possible de comparer plusieurs produits préalablement sélectionnés, de consulter l’historique des prix sur un an, de planifier des achats réguliers, ou une action programmée au signal prix : vous pouvez demander à l’assistant d’acheter un produit quand son prix baisse à un niveau défini.
L’arrivée d’Alexa for Shopping aux États-Unis a le potentiel de modifier en profondeur l’expérience d’achat côté consommateur, et les priorités stratégiques pour les vendeurs. Si on achète plus comme avant, on vend également différemment ! L’optimisation des fiches produits se fera moins sur les mots-clés, et bien plus sur les intentions. Être cité par Alexa parmi les 3 ou 4 meilleurs produits pour une utilisation donnée va devenir un enjeu majeur. Le signal prix va être encore plus suivi que par le passé, la fidélité encore plus récompensée, etc.
Avec Alexa for Shopping, le message est clair. L’ambition d’Amazon, a déclaré Jassy, est de développer « le meilleur assistant d’achat au monde ».
About Amazon / 13 mai 2026
OpenAI 1, Elon Musk 0
Ce lundi, le procès intenté par Elon Musk contre OpenAI vient de tourner de façon décisive à l’avantage de la start-up. Le jury a statué à l’unanimité qu’Elon Musk avait attendu trop longtemps avant de porter plainte contre OpenAI (et contre Sam Altman et Microsoft). Ce verdict met fin au procès devant le tribunal fédéral d’Oakland. L’avocat d’Elon Musk se réserve le droit de faire appel.

Les trois chefs d’accusation portés devant le tribunal concernent l’abus de confiance et l’enrichissement sans cause à l’encontre d’OpenAI, de ses dirigeants, ainsi que la complicité d’abus de confiance à l’encontre de Microsoft. La plainte avait été portée par Elon Musk en 2024, affirmant que ces personnes avaient transformé OpenAI, originellement une organisation à but non lucratif qu’il avait cofondée, en une entreprise à but lucratif.
Portée historique
Le jury a rejeté ces plaintes pour cause de prescription, à l’unanimité. Le verdict du jury composé de neuf personnes est consultatif, mais la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers a déclaré qu’elle le suivrait sur cette question préalable.
Avec ce verdict, OpenAI est désormais libéré d’une des principales menaces qui pesaient encore sur la start-up, à savoir celle d’une possible restructuration.
Elon Musk réclamait 150 millions de dollars de dommages et intérêts, voulait que Sam Altman soit exclu du conseil d’administration, et exigeait qu’OpenAI revienne sur sa décision de devenir une entreprise à but lucratif, avant une éventuelle introduction en bourse. Autant dire que si la plainte d’Elon Musk avait rencontré un sort favorable, c’est l’avenir d’OpenAI, et avec lui, tout le futur de l’IA qui eussent été modifiés.
GeekWire / 18 mai 2026
Frais de port obligatoires sur les livres confirmés, malgré le recours d’Amazon
Le Conseil d’État a confirmé les frais de port obligatoires de 3€ imposés sur les commandes de livres en ligne de moins de 35€. Amazon déplore ce qu’il considère comme une taxe sur la lecture, alors que celle-ci est durablement en baisse dans l’Hexagone.

Selon Amazon, les frais de port obligatoires sont nés du préjugé que la vente en ligne nuirait aux librairies indépendantes. Pourtant, souligne le géant du e-commerce, selon les données du ministère de la Culture, la part de marché des librairies indépendantes est restée stable entre 2010 et 2022, entre 21 et 23%. Huit livres sur dix sont vendus dans des magasins physiques, avec les grandes enseignes qui captent 46,6% de parts de ventes.
Pour Amazon, ces frais de port pénalisent les lecteurs des zones rurales, où la vente en ligne pallie l’absence de librairie physique. Ils ont pour effet de pénaliser le pouvoir d’achat et d’alimenter le déclin de la lecture.
Les frais de port obligatoires ont déjà coûté aux lecteurs français plus de 100 millions d’euros — l’équivalent de 12 millions de livres de poche, ou 3 % du chiffre d’affaires annuel de l’édition en France.
About Amazon / 13 mai 2026
Mais pourquoi Amazon n’a-t-il pas de concurrents occidentaux ?
Avec le plus grand catalogue e-commerce du monde, des chaînes de supermarchés internationales, plusieurs services de streaming incontournables, et l’alimentation d’une part tentaculaire du web mondial grâce aux services cloud, Amazon est partout, pour tout le monde, tout le temps. Même quand on ne s’en rend pas compte.

Tous ces services, et encore d’autres qui seraient trop longs à énumérer, concourent à faire d’Amazon la plus grande entreprise mondiale en termes de chiffre d’affaires annuel. Mais pourquoi Amazon a-t-il si peu de concurrents sérieux en Occident dans le e-commerce ?
Amazon a bien des concurrents. Mais il les domine en termes de parts de marché totales du e-commerce. Aux États-Unis, Amazon représente plus de 40% des ventes au détail en ligne. Son premier concurrent, Walmart, n’en détient que 9,2%. Pourquoi ?
La réponse est multifactorielle : une gamme de produits sans égale, l’avantage d’avoir été un pionnier, et une culture du risque et de l’investissement pour alimenter la croissance (à ce jour, Amazon n’a jamais versé de dividendes à ses actionnaires) font partie des raisons.
Autre point essentiel, le fait qu’Amazon ne soit pas qu’un simple site de e-commerce, mais tout un écosystème, avec l’abonnement Prime comme pierre angulaire. Une formule très addictive, avec des livraisons gratuites, des services de streaming, des réductions chez Whole Foods… chaque facette d’Amazon se renforce mutuellement.
BBC / 18 mai 2026
CHIFFRE DE LA SEMAINE
90 millions d’€
Amazon va doubler ses investissements annuels dans le cinéma français, pour atteindre au moins 90 millions d’euros par an entre 2026 et 2028. A titre de comparaison, Canal+ investit 160 millions d’euros dans la filière en 2026.
VITE DITS
- Amazon ajoute de nombreuses villes américaines éligibles à la livraison ultra rapide en moins de 30 minutes ;
- Alexa+ génère désormais des épisodes de podcast à la demande, sur n’importe quel sujet;
- Alexa+ débarque en Allemagne.



