Les géants de la tech annoncent l’un après l’autre des vagues de licenciements massifs. La semaine dernière, c’était au tour d’Amazon, avec 16 000 suppressions de postes annoncées à travers le monde. Celles-ci ont effectivement débuté, avec près de 2200 personnes licenciées dans l’Etat de Washington, au siège social.

Dans sa note expliquant la nouvelle vague de licenciements, Beth Galetti, vice-présidente en charge de l’expérience employé (comprendre RH), a écrit qu’Amazon vise à « renforcer » l’organisation en « réduisant les niveaux hiérarchiques, en augmentant la responsabilisation et en supprimant la bureaucratie ».
Un article de CNN compare cette vague de licenciements à d’autres ayant eu lieu dans le secteur de la tech par le passé. Il la compare notamment à la vague de 50 000 licenciements effectuée par IBM en 1993, et à celle de 14 000 suppressions de postes de Microsoft en 2014.
A chaque fois, il s’agissait de moments charnières, liés à l’irruption de nouvelles technologies : l’émergence des ordinateurs personnels compacts dans les années 90, et celle des smartphones dans les années 2010.
L’IA est ainsi perçue comme une nouvelle irruption de nature à modifier en profondeur le paysage des nouvelles technologies, et donc, celui du marché du travail du secteur. Si Amazon procède aujourd’hui à des changements majeurs, ce n’est pas à cause de difficultés financières, mais par anticipation des évolutions du contexte, et du marché.
CNN / 31 janvier 2026



